France Assos Santé favorable à un encadrement de la publicité en optique et audio
France Assos Santé
France Assos Santé entre dans le débat sur la publicité optique
À la suite d'une réunion tenue avec la Direction de la Sécurité sociale autour d'un projet d'arrêté visant à supprimer la publicité sur les équipements optiques et auditifs, France Assos Santé a choisi de rendre publique sa position via une interview accordée au média professionnel Fréquence Optic, publiée le 9 septembre 2026. C'est Féreuze Aziza, conseillère nationale Mission Assurance Maladie au sein de l'organisation, qui s'est exprimée au nom de la structure.
L'organisation — qui fédère une centaine d'associations de patients et représente les usagers du système de santé — se dit « favorable à un encadrement général » de la communication commerciale dans ces deux secteurs. Elle rappelle s'être déjà manifestée dès 2019, lors de la mise en œuvre du 100 % Santé, en adressant un courrier à la Direction de la Sécurité sociale pour alerter sur les risques de confusion entre messages promotionnels et information sur le reste-à-charge zéro.
Une prise de parole institutionnelle à fort ancrage réglementaire
Ce qui rend cette prise de parole notable pour le secteur santé-influence, c'est son positionnement à l'intersection du lobbying institutionnel et de la communication publique. France Assos Santé ne lance pas une campagne grand public au sens classique du terme : elle occupe l'espace médiatique professionnel au moment précis où un texte réglementaire est en cours d'élaboration, sans être encore signé. La temporalité est stratégique.
L'organisation formule par ailleurs une demande positive — davantage de campagnes de prévention visuelle et auditive — tout en pointant une lacune des pouvoirs publics : la valorisation insuffisante du 100 % Santé depuis son lancement. Ce double mouvement (soutien à la restriction + interpellation de l'État) confère à la prise de parole une cohérence de plaidoyer.
Points saillants à retenir
Plusieurs éléments méritent attention. D'abord, l'organisation admet ne pas connaître précisément le périmètre du projet d'arrêté (audiovisuel, affichage, SMS, prospectus), ce qui souligne que le débat réglementaire est encore ouvert. Ensuite, la mention explicite des « relances insistantes par SMS » comme pratique « non acceptable » cible un canal de communication très utilisé dans le secteur optique, et pourrait alimenter les discussions futures sur l'encadrement du marketing direct en santé.
Ce que ce positionnement ne dit pas encore
La source ne précise ni le contenu exact du projet d'arrêté, ni les autres parties prenantes présentes à la réunion du 5 septembre, ni la suite du calendrier législatif. Le périmètre réel de l'interdiction envisagée reste donc indéterminé à ce stade. Il convient de distinguer ici la position de France Assos Santé — un fait documenté — de l'issue réglementaire, qui demeure hypothétique.
Angle pour Santé & Influence
Pour notre rubrique, l'intérêt est double : d'une part, cette séquence illustre comment une organisation de représentation des usagers peut peser sur un débat sectoriel en choisissant le bon moment et le bon canal (presse professionnelle spécialisée plutôt que grand public). D'autre part, si l'arrêté venait à être signé, les marques d'optique et d'audiologie devraient repenser en profondeur leurs stratégies d'influence, notamment sur les canaux digitaux et le marketing direct — terrain sur lequel les créateurs de contenu santé jouent aujourd'hui un rôle croissant.