42 % des adolescents de 11 à 17 ans gravement exposés à l'hyperconnexion
Fondation April
42 %
Source : Le Figaro
Quand l'hyperconnexion devient un risque de santé publique
Selon une étude de la Fondation April citée par Le Figaro, 42 % des adolescents âgés de 11 à 17 ans seraient considérés comme « gravement exposés » à l'hyperconnexion. Ce chiffre constitue le socle statistique d'une enquête consacrée aux contenus « bien-être » — alimentation, sport, développement personnel, productivité — qui prolifèrent sur TikTok et Instagram et peuvent, dans certains cas, conduire des jeunes à mettre leur santé en danger.
Une génération sous influence algorithmique
Le témoignage de Luca, 15 ans en 2023, illustre concrètement ce que ce pourcentage recouvre : une exposition répétée à des contenus promouvant la maigreur extrême, amplifiée par des algorithmes de recommandation, qui a précipité le jeune homme dans une anorexie sévère. Ce cas n'est pas isolé ; il s'inscrit dans un écosystème numérique où la frontière entre conseil santé et injonction pathogène est particulièrement poreuse pour des cerveaux en développement.
Un indicateur d'exposition, pas de causalité
Il convient de lire ce chiffre avec prudence : il quantifie une exposition, non un préjudice avéré. Tous les adolescents hyperconnectés ne développent pas de troubles. Reste que l'ampleur du phénomène — quatre adolescents sur dix concernés — interpelle les professionnels de santé, les communicants et les plateformes elles-mêmes sur leur responsabilité éditoriale et algorithmique dans la diffusion de contenus à visée bien-être.